LE CANAL DU LOING

Le canal du Loing mesure 50 kilomètres et comprend 21 écluses.

Au début du XVIIIe siècle, le duc d’Orléans demande qu’un canal latéral à la rivière du Loing soit étudié pour réduire les difficultés de la navigation sur cette rivière dans laquelle débouchent près de Montargis les bateaux des canaux de Briare depuis 1642 et d’Orléans depuis 1691.

En 1719, des lettres patentes de Louis XV sont accordées dans ce sens au duc d’Orléans. La section permettant de relier le canal de Briare à celui d’Orléans à Buges (commune de Châlette-sur-Loing) est ouverte en 1721. L’ensemble des travaux fut réalisé sous la direction de l’ingénieur Jean-Baptiste de Régemortes qui en dessina le parcours. Six bataillons d’infanterie pendant dix ans,  de 1723 à 1733, furent employés au terrassement. Le gros œuvre est en pierre de taille.

En 1809, la Compagnie des canaux d’Orléans et du Loing est créée et devient propriétaire des deux voies d’eau.

En 1861 l’Etat prend possession des deux canaux.

A la fin du XIXe siècle, suite à la loi Freycinet (1879) , les écluses sont élargies et allongées et de nombreux ouvrages sont reconstruits.

En 1967, on projette de moderniser le canal du Loing et de remplacer 21 écluses situées entre Montargis et Saint-Mammès (77) par 7 écluses à plus grandes chutes. Ce projet reste sans suite.

    

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La maison d’éclusier

Elle date de la fin du XVIIIe siècle.

Au bord du chemin de halage,  on peut remarquer de nombreuses maisons éclusières, construites dans le même style. Leur façade s’ouvre sur une porte centrale, avec deux fenêtres au rez-de-chaussée et  deux  à l’étage, dites à lucarne. Attenant se trouve l’étable.  Un puits est creusé. L’éclusier a à sa disposition un coin pour jardiner.

Maison de l’éclusier

Portail de la maison de la VNF avec son ancre de marinier

Ancre de marinier sur l’un des toits dans le bourg

 

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LES MOULINS

Il y avait autrefois à Cepoy plusieurs moulins ce qui témoigne d’une activité économique importante.

Le moulin de Montenon

Il se situait sur le canal et a aujourd’hui disparu. Ce moulin faisait partie du fief de Montenon et dépendait de la justice de Châlette.

Le moulin Rouge

Il était situé au hameau de Montigny et a disparu quand a été percé le canal. On peut encore voir les ruines de la maison du meunier située à la sortie du hameau de Montigny

Ruines de la maison du meunier

 

 

Moulin de l’écluse (situé à proximité du canal)

Le moulin de Cepoy résulte de la réunion de deux moulins : le Vieux-Moulin et le Moulin- Neuf autrefois séparés. Le Vieux-Moulin était plus ancien, apparaissant dans le patrimoine du duc d’Orléans Louis-Philippe-Joseph à la fin du XVIIIe siècle. Saisi comme Bien national à la Révolution, il fut acquis en l’an V (1797) par Maurice François, entrepreneur de routes originaire de Cepoy. Un quart du moulin étant la propriété de Louis François Vié, cultivateur et meunier.

Par achats successifs et échanges, Louis-François Vié resta bientôt l’unique propriétaire du moulin, y entreprenant divers travaux. A une date inconnue, il fit bâtir sur la rive droite du Loing un second moulin, appelé le Moulin-Neuf.

Propriété de la famille Vié pendant la seconde moitié du XIXe siècle, le Moulin-Neuf fut mis vente en 1904 et acquis par Firmin Renault qui le céda en 1921 à Louis Blain. Après la faillite de ce dernier, le moulin fut adjugé en 1926 à Louis Carrouée, qui acquit également en 1937 le Vieux-Moulin. Propriétaire des deux moulins, Louis Carrouée fit détruire les deux anciens bâtiments des roues qu’il remplaça par un grand corps de bâtiment central enjambant le Loing. Le Vieux-Moulin et le Moulin-Neuf formèrent désormais un seul et même moulin ayant la particularité de posséder deux roues à aubes verticales en bois accolées et un double système de rouet de fosses.

L’utilisation du moulin (Moulin Neuf) a cessé progressivement au cours des années 2000/2003 pour laisser la place à un système technique modernisé excluant les roues pour la force motrice. Cette nouvelle pratique de meunerie a également conduit à un changement de site qui se trouve néanmoins toujours à la même adresse.

        

Verrerie et atelier de mécanique (en bordure du canal)

Dans les années 1920, M. Paul Bauret fit l’acquisition de l’usine de verrerie située en bordure du canal au lieu-dit Montenon. Quelques années plus tard, l’usine était rachetée par la Société de parfumerie Haudigan, qui fit faillite en 1929.

Fermée jusqu’en 1937, la verrerie de Cepoy est alors rachetée par M. Fournier, chef de fabrication à la verrerie Thouvenin à Vierzon. Son ambition, partagée par son fils Pierre Fournier, est de créer à Montenon une usine où la fabrication des verres serait entièrement automatisée. Ce projet est rendu possible grâce à l’alimentation en gaz sous pression dont bénéficie l’établissement qui est raccordé à l’usine à gaz de Montargis.

La Seconde Guerre Mondiale ne permit pas de réaliser cet ambitieux programme, qui fut néanmoins repris en 1945.

Pierre Fournier et son associé Thouvenin, verrier à Vierzon, firent installer à Montenon des machines construites dans les ateliers vierzonnais. Dès 1946 les nouvelles installations étaient en service. Les verres n’étaient désormais plus soufflés mais moulés et les verres à pied réalisés en une seule pièce. La production, continue, était alors de 1500 pièces par jour.

Malheureusement les habitudes des consommateurs étant différentes après la guerre, la verrerie de Montenon ne put trouver de nouveaux débouchés et ferma ses portes en avril 1950, les locaux de l’usine étant transformés par la suite en atelier de mécanique.  

Quelques bâtiments de la verrerie subsistent encore. En bordure du canal, un long bâtiment à terrasse, bâti en moellons avec joints en ciment, était le magasin de stockage des verres de la société Haudighan. Accolé au magasin, un bâtiment remplissait la double fonction de bureau et de logement. A l’extrémité Sud-Ouest du magasin Haudighan, un bâtiment construit partiellement en bois serait antérieur à l’usine. Du temps de la verrerie, il était utilisé comme entrepôt de sulfate de fer. Le bâtiment de fabrication de la verrerie a été détruit.

       

Un autre ensemble architectural, conçu par les architectes parisiens Camille Maillard et  François Raguenet et lié à la verrerie de Montenon subsiste encore et  mérite une attention particulière : ce sont les trois barres de logements construites vers 1925 pour les ouvriers verriers. Situées sur la rive opposée du canal, à 500 m en aval de l’usine, ces barres sont intéressantes dans leur conception.

De dimensions différentes : une longue de 14 logements et deux petites de 8 logements, ces barres présentent sur les façades antérieures, orientées vers le canal, une succession de pignons, alternativement triangulaires et cintrés. La composition et le traitement de ces façades, comme les matériaux employés (moellons et ciment), s’inspirent du modèle des maisons bourgeoises construites à cette époque. Les façades postérieures sont conçues sur le modèle traditionnel des barres de logements : succession de travées identiques.

Leur lieu d’implantation porte encore aujourd’hui le nom de Cité Bauret.

(Informations extraites de l’ouvrage de Louis André et Sylvie Vincent sur le Patrimoine Industriel de la région de Montargis et sur google : aurelia.orleans.fr).

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LE CAMP DE LA VERRERIE DE MONTENON

La verrerie de Montenon, désaffectée en 1937, est réquisitionnée par les autorités en vue d’y acccueillir des réfugiés espagnols.

Elle est, en 1940, d’abord un camp de rassemblement pour les ressortissants allemands et étrangers du Loiret puis un camp d’internement pour plus de 1000 prisonniers de droit commun et des prisonniers politiques français gardés par 300 gardiens. Ce camp est évacué dans des conditions dramatiques.

Pour resituer le camp de Cepoy dans le contexte des camps du Loiret : http://gatinais.histoire.pagesperso-orange.fr/Camps_d_internement.htm

Sources :